Le petit monde de Stefayako

Le Petit Monde de

Le petits monde de Stéfayako - Jean-Luc Navette

Au rendez-vous des innocents – Jean-Luc Navette

J’ai la chance d’ouvrir cette rubrique avec l’interview de Stefayako, auteure du blog éponyme dédié à la vaste culture du tatouage. Il y a quelques mois c’était à mon tour de me prêter au jeu des questions-réponses dans la rubrique « Parents tatoués ». Aujourd’hui, Stefayako nous en dévoile un peu plus sur l’univers de l’illustration (sur peau et papier) qui lui tient particulièrement à cœur et quand elle dit  » j’ai besoin de murs supplémentaires pour afficher mes trésors », forcément ça me parle !

Le petit monde de Stéfayako - Jean-Luc Navette

Au rendez-vous des innocents (détails) – Jean-Luc Navette

Le petit monde de Stéfayako - illustrations

De haut en bas: Gravure de Margeline Mouron, illustration issue du roman L’homme tatoué – artiste inconnu, illustration offerte en cadeau – artiste inconnu et gravure de Margeline Mouron, tirage d’art « Death boat » de Yann Black.

Le petit monde de Stéfayako - illustrations

De haut en bas: Tirage d’art de Jean-Luc Navette, Tirage d’art « Confession » de Yann Black, Tirage d’art « Death boat » de Yann Black, Mercredi Adams print de Virginie B, Sérigraphie réalisée par Art Corpus, Tirage d’art « Confession » (détail) de Yann Black.

Ceux qui suivent le blog connaissent ton admiration pour le domaine de l’illustration, que celle-ci soit réalisée par des artistes tatoueurs ou des dessinateurs. Tu y consacres de nombreuses rubriques, comment découvres-tu de nouveaux artistes ? Quelles sont tes sources de prédilection ?

Effectivement, je suis très visuelle. L’image et la photo m’attirent. Bien sûr, les réseaux sociaux sont un excellent moyen de naviguer sans objectif et de découvrir des pépites. Cependant, les livres d’art, les BD, les expos et le street art permettent d’élargir le spectre. C’est avant tout une question de feeling, je n’analyse rien. L’image doit interpeller, questionner ou bousculer pour retenir mon attention et mon intérêt.

As-tu des styles qui retiennent davantage ton attention, des influences favorites ?

Je n’ai pas assez de connaissances en Histoire de l’art pour définir les styles qui me touchent le plus. J’aime les atmosphères sombres, oniriques, qui mêlent enfance et noirceur, poésie et violence. Depuis de nombreuses années, j’aime des illustrateurs comme Mark Ryden, Ciou, Benjamin Lacombe, Jean-Luc Navette ou Henn Kim.

Ingela Arrhenius_Stéfayako

Illustrations d’Ingela Arrhenius achetées à Stockholm.

Le petit monde de Stéfayako - Virginie B

Mercredi Adams print de Virginie B.

Le petit monde de Stéfayako - Virginie B

 

Cartes de Virginie B.

Passons la porte de chez toi afin d’en dévoiler un peu plus : gardes-tu tes illustrations précieusement à l’abri des regards ou bien les exposes-tu ?

J’expose mes préférences, mais c’est aussi une question de place. J’espère avoir bientôt plus d’espace chez moi et consacrer ainsi un mur aux sérigraphies par exemple. Sur mes murs, on trouve du Jean-Luc Navette, Topsiturby, Yann Black, Virginie B, Léa Nahon, L’Androgynette… Peu de couleurs finalement !

A quelle pièce de la maison réserves-tu tes coups de cœur illustrés ?

Principalement au salon mais on peut trouver des illustrations aussi bien dans notre chambre ou dans celle des enfants. L’image est partout.

Tu possèdes de nombreux tatouages d’artistes qui te sont chers, est-ce que tu aimes poursuivre la découverte de leurs univers en faisant l’acquisition d’illustrations sur papier ?

Parfois c’est le premier pas, d’acheter une illustration et de se faire tatouer ensuite. Parfois c’est le contraire. Tout dépend des opportunités. Je n’y avais pas réfléchi mais c’est en l’écrivant à présent que je me rends compte qu’il y a forcément une cohérence entre ce qu’il y a sur nos murs et sur notre peau.

Les éditions Noire méduse sont ma principale source d’approvisionnement tant j’admire tous les artistes proposés.

 

Portraits_Stéfayako

Photographies de Stefayako par Slaine Grew – Tatouages et leurs auteurs de gauche à droite: cage de Topsiturby, gramophone de Sixo, cœur-couronne de Topsi, mère à l’enfant de Béatrice Myself, lettrage d’Armelle Stb, ancre marine de Léa Nahon, boule à neige de Topsiturby.

Le petit monde de Stéfayako - Léa Nahon

Sérigraphies de Léa Nahon à droite et Deno à gauche.

Le petit monde de Stéfayako - Topsi_

Sérigraphie de Topsiturby, illustrateur et tatoueur lyonnais dont Stefayako possède plusieurs tattoos.

 

As-tu aménagé un espace rien qu’à toi, un mur d’inspiration, un autel fait d’images et de petits objets. Bref, as-tu ton petit monde ?

Non, mais j’aimerais beaucoup. Dès qu’on aura plus d’espace. Croisons les doigts pour que l’on trouve la maison parfaite qui saura accueillir tous ces petits mondes !

Merci beaucoup Stefayako d’avoir accepté l’invitation et pour conclure peut-être quelques mots sur ton actualité : il y a le Mondial du tatouage, la sortie de la revue Jeter l’encre #2

Le blog Stefayako continue son modeste petit chemin avec toujours plus d’interviews de grands artistes, de témoignages de parents tatoués et d’inspirations. Le magazine Jeter l’encre aura son stand au Mondial du tatouage (les 9,10 & 11 MARS 2018 à la Grande Halle de la Villette de Paris) pour accueillir tous les passionné-e-s qui veulent découvrir notre univers à travers notre nouvelle revue papier qui vient de sortir en ce début d’année.


J’ai consacré dernièrement un article à la revue Jeter l’Encre: une revue de qualité qui propose une immersion dans l’univers du tatouage et de ses acteurs. Avis aux passionnés et aux curieux !

 

+ La petite playlist de Stefayako, let’s rock!

  1. Last day of magic – The Kills
  2. Let’s run – Le Tigre
  3. In my bed – Amy Winehouse
  4. Love interruption – Jack White
  5. Cherokee – Cat Power
  6. The Hunger – The Distillers
  7. Dog days are over – Florence + The Machine
  8. Blackstar – David Bowie
  9. The community of hope – PJ Harvey
  10. The magnificent seven – The Clash